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Le Sénat canadien, allié du développement de la cryptomonnaies

Une lettre d’opinion de Francis Pouliot, directeur des affaires publiques à l’Ambassade Bitcoin.

les-crypto-monnaies-pile-ou-faceSuite à l’étude la plus exhaustive et approfondie au sujet des cryptomonnaies par une entité gouvernementale de l’histoire, le Sénat du Canada a déposé la semaine dernière un rapport intitulé « Les cryptomonnaies : pile ou face? » qui, sans équivoque, encourage le développement de Bitcoin et urge les autorités Canadiennes d’adopter une approche réglementaire « souple et minimaliste » afin d’éviter d’étouffer la progression de cette technologie prometteuse. Ce moment historique est une opportunité de réflexion collective sur l’impact positif, mais parfois épeurant et complexe, du progrès technologique sur notre société.

Le rapport va plus loin qu’une simple analyse : il recommande aux banques Canadiennes de cesser leur discrimination contre les entreprises Bitcoin et encourage même l’État Canadien à utiliser les technologies sous-jacentes à Bitcoin afin de livrer plus efficacement les services publics. Les sénateurs y font également part de leur espoir que « même les institutions financières reconnaîtront avec le temps les avantages de cette technologie et l’adapteront pour répondre à leurs besoins ».

Lorsque l’Ambassade Bitcoin est allée témoigner au Sénat dans le cadre de cette étude, notre argumentation était claire : les bénéfices de Bitcoin dépassent grandement les risques qui, souvent, sont exagérés par des autorités réglementaires sans connaissances techniques n’ayant pas consulté les membres de l’industrie ou les experts appropriés. Le Sénat a été plus que réceptif, allant même jusqu’à déclarer que « les monnaies numériques et, surtout, les technologies connexes sont parmi les innovations les plus notables de l’histoire récente ».
Bitcoin consiste en un réseau informatique « pair-à-pair » et logiciel libre qui sert de fondement à un système monétaire et financier décentralisé. Maintenu et sécurisé collectivement par les ordinateurs des participants, Bitcoin n’est sous le contrôle d’aucune institution financière ou gouvernementale. Une industrie de plusieurs milliards de dollars s’est développée autour de ce protocole informatique, et le Canada s’est déjà démarqué comme une figure de proue et matière d’innovation dans cette nouvelle branche perturbatrice de technologie financière.
La création d’un système monétaire alternatif basé sur des règles mathématiques non-partisanes n’est que la première application de la chaîne de bloc, l’innovation technologique centrale au cœur de Bitcoin. Comme l’a noté la sénatrice québécoise Céline Hervieux-Payette, « il est crucial de bien comprendre que les cryptomonnaies sont tellement plus qu’une monnaie virtuelle; elles sont le pivot d’un nouveau mode d’interaction sur Internet ».
La protection de la vie privée, la transparence des finances publiques, des systèmes de vote infaillibles et des registres de propriété incorruptibles sont parmi les possibilités de Bitcoin qui se rajoutent à ses bénéfices plus évidents comme la réduction des frais bancaires et la résistance à l’inflation.

Nous appelons le gouvernement fédéral et les provinces à mettre en œuvre les recommandations du Sénat, établies suite à une consultation de 55 témoins dont des banques, des corps policiers, des autorités réglementaires et des représentants la communauté Bitcoin. Les médias et la population gagneraient aussi à encourager les entrepreneurs locaux de l’industrie du Bitcoin, dont en grand nombre sont basés à Montréal, qui font actuellement concurrence aux géants de Silicon Valley et d’Asie. Leur support nous permettra d’assurer la pérennité du Canada comme leader mondial du Bitcoin.

Pour des programmes de fidélisation et un Internet des choses raisonnable avec Stéphane Tual de Ethereum

“We are going from a a dramatic overreach in terms of commercial and personal privacy (…) to what could become the greatest weapon for oppression in the history of mankind with the internet of things.” – Stephane Tual, COO Ethereum

Ethereum est maintenant rendu à sa dernière phase de TestNet avec Olympic. Il existe d’ailleurs un très joli dashboard du système.

Dans cette conférence très intéressante, Stéphane Tual explique les phase de développement des programmes de fidélisation du coupon papier au présent dystopique du Big data qui sait que vous êtes enceinte même avant vous. Le mode des objets connectés au réseaux annonce la fin de votre vie privée. La plupart de ces dispositifs, faciles à trouver et identifier, offrent simplement un moyen de vous espionner dans vos activités quotidiennes, et pas seulement les entités commerciales dont vous avez accepté les termes et conditions. Les objets du Internet of things sont souvent insécures car la sécurité c’est difficile et ça coute cher, on a remarqué cela au dernier DefCon.


Devises alternatives, une tempête d’innovations et de spéculation

On vit présentement dans une énorme tempête d’innovation et de spéculation loin des yeux de la majorité de la population. Aujourd’hui des innovations que l’on prendra bientôt pour acquis sont essayées, adoptées, améliorées, rejetées à un rythme quasi impossible à suivre. J’ai remis la livraison de mon premier rapport encore une fois pour changer quelques devises et tester quelques technologies. Alors que je m’amusais à étudier 700 devises numériques il y a quelques mois, je dois maintenant garder l’oeil sur plus de 1000 projets! Je ne suis pas certaine si quelqu’un pourrait se ratrapper dans le domaine. Il n’y a pas assez de temps dans une journée, surtout dans une journée qui doit aussi contenir une bonne dose de programmation pour payer les factures!

Je suis quand même choyée d’avoir reçu des bitcoins pour mes conseils que j’ai investi dans un porte-feuille sur Bittrex.com, une plate-forme d’échange et de spéculation de monnaies numériques. Mon petit porte-feuille né avec une cinquantaine de dollars et quelques monnaies que j’ai miné avec mon ordinateur a grandit de 162% en 2 semaines. Certe, je n’ai jamais stressé autant pour si peu de capital mais le procédé est plus amusant que n’importe quel jeu de logistique!

Une journée typique sur Bittrexcom. 5 Juillet 2014.

Une journée typique sur Bittrexcom. 5 Juillet 2014.

Bittrex est la scène quotidienne d’environs 50,000 échanges pour un total d’environs 1500 bitcoins. Mon portfolio représente une petite goutte d’un volume qui équivaut à 1 million de dollars en transactions quotidiennes. Personellement, je préfère transiger sur ma connaissance du milieu et de ses acteurs. Que ce soit des bonnes ou mauvaises nouvelles, je suis dans le loop! Je gère/coach cependant le développement d’un robot qui prends ses décisions sur des facteurs statistiques et mathématiques. J’ai enfin la preuve depuis ce matin que cette bibitte robotique fonctionne et fluctue automatiquement les bitcoins qu’il gère! Je devrai bientôt documenter en ‘marketing-speak’ ce qu’il fait et je l’espère, faire une interface qui démontre son processus décisionnel en temps réel. J’essaie aussi de le baptiser mais mon partenaire est moins impressionné par mes choix de noms que mon expertise en bases de données…

Un jour je vous conterez l'histoire du gars qui m'a dessiné entrain de gérer mon portfolio pour 50 000 Dogecoins. Cette image n'a pas gagné le concours d'inspiration mais ça représente quand même bien la montagne d'information des devises numériques!

Le mois dernier j’ai engagé un gars sur Reddit pour m’illustrer entrain de gérer mon portfolio cryptographique. Je l’ai payé 50 000 Dogecoins. Cette image était en deuxième sur ma liste d’inspiration!

Il est amusant de penser que n’importe qui peut, comme moi, prendre seulement $50 et gérer un portfolio sophistiqué pour faire 100-2000% de profit sur des monnaies numériques qui valent souvent beaucoup moins qu’un sous! Le volume! Ça prend du volume! Le hic (et il y en a plusieurs)  est que cette spéculation sur le prix unitaire des devises n’a rien à voir avec l’utilité des projets ou leur succès sur les échanges jusqu’ici. Le marché est toujours très petit et manipulé par une centaine de personnes s’amusant comme nous à faire fluctuer des bitcoins. N’oubliez pas que ce modèle est non viable à long terme mais la plupart des devises mourront dans les prochains mois pour des multitudes de raisons. J’ai déjà un petit cimmetière à devises alternatives qui contient des Hashcoins, Flappycoins, Wild West Coins et Silicon Valley Coins. Ça fait partie de la game!

Une monnaie alternative c’est un projet qui bifurque la plateforme Bitcoin pour changer les règles du jeu… Au complet!! Certe bitcoin est le grand-père de la monnaie numérique. De plus, son prix unitaire est dérisoire comparé à la valeur intrinsecte de son réseau pour transferrer de l’argent n’importe où en un instant. Il permet aux gens d’être réellement propriétaire de leur argent mais d’une façon plus sophistiquée que de caser des dollars dans le matelas. Les monnaies numériques alternatives apportent des amélioration au concept de Bitcoin. Une de ces améliorations est la diminution du temps d’attente pour confirmer les transactions. Bitcoin demande 10 minutes et Litecoin seulement 2.5 minutes. Ceci est pratique pour les petits achats.

La valeur du bitcoin, et des 25 monnaies numériques alternatives d’avenir, ne réside absolument pas dans l’utilité qu’elles offrent aux québecois ou aux nord-américains, c’est les 6 milliard d’autres qui en ont besoin!

Une monnaie numérique qui n’est pas utilisée n’a, techniquement, aucune valeur. Cependant, son infrastructure représente un système d’entreposage de valeur tout aussi futuriste et sophistiqué que la promesse d’un disque laser en 1980. Je dirais que présentement on est entrain de construire des portes documents jaunes (monnaie numérique), qui vont dans des tiroirs (blocs) qui sont sécurisés dans un cabinet de rangement (grand livre cryptographique). Dès que le cabinet de rangement est mis en place, le réseau grandit grâce aux contributions matérielles (cycles informatiques et électricité) des amateurs qui roulent un logiciel de gestion (mineur). Les mineurs sont ceux qui obtiennent un paiement en monnaie numérique. En réalité, ils obtiennent le droit de controller un certain nombre de portes documents jaunes dans chaque tiroir car personne ne s’entend encore sur la valeur que devrai contenir chaque dossier. Il faudra des années pour laisser l’adoption et l’utilisation établir cela. Voyez-vous, il y a tant d’autres choses qui peuvent être accomplies avec le grand livre cryptographique (cabinet de rangement). Celui-ci est sécurisé d’une façon novatrice par des centaines ou milliers de nodes décentralisées. L’ubiquité de ce système transactionnel sophistiqué en fait sa valeur mais il faut développer les utilisations. Vous n’êtes pas en retard au party, on a pas vraiment commencé à innover encore. Présentement, la monnaie numérique c’est comme le Web sur Lynx.

“If I had asked people what they wanted, they would have said faster horses.”
― Henry Ford

En 1995, Benoît Munger me comparaît à Henry Ford dans un article sur le domaine naissant de l’inforoute et du W3. Je n’ai jamais changé mon travail depuis. J’adope une nouvelle technologie ou j’invente un truc si ça existe pas encore et dès que ça pogne, je suis déjà occupée à apprendre autre chose. Les fenêtres d’opportunités commerciales éthiques sur le Web sont nombreuses mais courtes. Une personne indépendante non-financée comme moi peut développer et profiter d’une fenêtre d’opportunité pour payer les factures pendant 2 ans. Rinse, répète, depuis que j’ai 19 ans! Aujourd’hui c’est un peu différent avec la monnaie numérique car je ‘fais de l’argent’ qui n’en est pas. C’est un peu incongru. Je profite au maximum de mes connaissances techniques et de mon avantage de 25 ans sur les jeunes de 20-24 ans qui lancent des projets de ‘crypto monnaies’ sans considérer dans quoi ils s’embarquent. Il s’agit d’un incubateur très intéressant de talents diversifiés. Certains croient qu’ils l’ont l’affaire et d’autres ne savent même pas qu’ils sont les Elon Musk du futur. Mon travail est d’observer ces opportunités, de remarquer les champions, de leur parler, de les connaîtres. Il est important de  choisir les automobiles et non les cheveaux plus rapides.

Bitcoin se fout carrément de vous! Ne le prenez pas comme une insulte, Bitcoin est un système non-discrinimatoire qui est incappable de vous refuser un service en se basant sur votre genre, votre orientation sexuelle, votre classe, votre taux de crédit, votre religion, etc. Bitcoin est aussi incappable de se soucier de ce que vous pensez de Bitcoin!

Pourquoi investir dans un projet de recherche et développement qui explore les solutions technologiques de pointe offertent par le grand livre cryptographique (blockchain)? Pourquoi pas?! Vous pourrez dire à vos grand enfants que vous avez un jour possédé un bitcoin au complet! N’attendez pas que les milliardaires les aient tous ramassés, allez vous acheter un bitcoin au guichet de l’Ambassade sur Saint-Laurent. En quelques minutes, pour la modique somme de $665, vous deviendrez un actionnaire dans le plus gros et important projet de recherche et développement décentralisé depuis l’internet et le Web. Vous avez juste 25 sous dans votre poche? C’est 100 Québecoins, 200 Myriadcoins our 50 Potcoins pour vous! Pas besoin de demander permission à personne! Personne va vous regarder de travers ou vous demander de fournir des informations personelles. Vous serez propriétaire d’un dossier jaune dans l’énorme cabinet de rangement de Bitcoin. L’équivalent en valeur monétaire que ce dossier contient fluctue encore beaucoup. Le taux augmente selon le nombre de personnes qui veulent (ou on besoin) des dossiers pour transferrer rapidement, sécuritairement et en privé de la valeur à travers le monde entier. Il y a toujours un risque de chute ou de manipulation, le réseau est encore jeune et il vaut seulement 8 milliards de dollars pour l’instant. Mais, rapellez-vous que 6 milliards de personnes dans le monde n’ont pas de compte bancaire, que leur argent est victime d’inflation ou de saisie gouvernementale, que leur famille doivent payer jusqu’à 20% de frais pour leur envoyer des fonds via Western Union.

La valeur du bitcoin, et des 25 monnaies numériques alternatives d’avenir, ne réside absolument pas dans l’utilité qu’elles offrent aux Québecois ou aux Américains. C’est les autres qui en ont besoin, tout de suite, et c’est leur utilisation de la monnaie numérique pour les achats de tous les jours qui feront grandir la masse de valeur des différentes devises cryptographiques. C’est eux qui vont choisir la monnaie ayant les caractéristiques appropriées pour leur vie économique. Ce sont aussi eux qui dicteront et développeront les outils nécessaires pour rendre la monnaie numérique tout aussi facile à utiliser que Twitter ou Facebook!

Circonférence.ca est en pleine période de financement et développement de contenu!

CleanWaterCoin: Une devise philanthropique

cleanwatercoinUne des applications les plus novatrices des monnaies numérique est la création d’une monnaie spécifiquement associée à un projet philanthropique. Non seulement la monnaie numérique permet d’obtenir de petits dons sans frais financiers onéreux, mais la monnaie elle même sert de preuve de participation à un projet. CleanWaterCoin est la devise officielle de Digital Drop, un groupe qui receuille officiellement des dons pour charity:water. De plus, l’équipe de WATER développe des partenariats avec des marchands qui remettentent un pourcentage des ventes à l’organisme. Jusqu’ici un peu plus de USD 2000 a été ramassé. WATER est indexé contre BTC chez Bittrex.com

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Numéro Spécial de Recherche: Bitcoin, la monnaie devient numérique

bitcoin-la monnaie-devient-numeriqueAu sommaire de ce nouveau numéro, La Recherche vous propose deux dossiers : Bitcoin, la monnaie devient numérique ; et les horloges cellulaires, comment elles contrôlent nos rythmes et notre santé. Monnaie libertaire et démocratique qui va révolutionner la finance, invention réservée aux « geeks », outil de transaction rêvé pour la mafia… Après seulement cinq ans d’existence, le Bitcoin fascine et inquiète les gouvernements et le grand public. Quelle confiance peut-on réellement lui accorder ? Lire…

Rejet du cartel bancaire: le Québecoin une solution

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Une collaboration spéciale de Yannick Racine.

Dans un contexte de contestation des dérives du capitalisme auquel Occupy Wall Street et le millier d’occupations et plusieurs manifestations autour du monde ont contribué, il est intéressant de comprendre le point de vue d’Immanuel Wallerstein, qui affirme que le capitalisme connaît présentement sa « phase terminale ». Pour bien saisir comment il en arrive à ce constat, il faut d’abord prendre connaissance du contexte d’émergence du mode de production capitaliste dans une dynamique centre-périphérie à l’intérieur de ce qu’il appelle le Système-Monde. Il est par la suite possible de saisir les raisons structurelles de la crise du capitalisme, en démontrant comment les possibilités de profit sont en déclin.

Dans L’après-libéralisme: essai sur un système-monde à réinventer, Wallerstein (1999) démontre comment les possibilités de croissance sont en déclin depuis que le Système-Monde capitaliste a atteint sa phase terminale à partir de 1968. Dans un système basé sur la croissance et le profit, l’investisseur cherche évidemment à accroître son capital. Il existe deux façons d’y parvenir, soit en augmentant le prix de vente du produit, soit en diminuant les coûts de production. Or, même en position d’oligopole, il est difficile d’augmenter les prix devant la menace que représente la compétition. Entre l’innovation technologique ou la délocalisation de la main-d’œuvre, la deuxième option présente des risques moins grands et est de ce fait privilégiée. L’urbanisation contribue quant à elle à structurer et éduquer les travailleurs, qui en viendront inévitablement à revendiquer meilleur traitement (conditions de travail, revenu décent etc.). D’autres facteurs tels la pollution graduelle du milieu et l’épuisement des ressources achèveront de convaincre la direction de recommencer le processus ailleurs. Or, selon l’auteur, et c’est le point essentiel, ces « zones de refuge » se feraient de plus en plus rares. Pour faire perdurer la croissance, il faut de plus en plus créer artificiellement ces périphéries économiques et cela se fait à l’aide d’institutions comme le Fond Monétaire International ou même en entretenant des conflits, ce qui repositionne les victimes au bas de l’échelle du développement économique.

« Cette quête de croissance infinie tire son origine d’un système fait pour fournir des liquidités à volonté afin de financer des projets politiques comme les guerres: le système de réserve fractionnaire »

Cela étant dit, cette quête de croissance infinie tire son origine d’un système fait pour fournir des liquidités à volonté afin de financer des projets politiques comme les guerres: le système de réserve fractionnaire. Pendant la Grande Dépression, Roosevelt, voulant relancer l’économie, abolit le «gold standard». Le «brain child» des grands pouvoirs financiers du XXe siècle tels les Rockefeller, Rothschild, Morgan et Warburg – la Réserve Fédérale – n’avait au départ, avec ses 35 employés, que des pouvoirs limités. Mais avec le temps, son mandat évolua vers celui de mettre en place la politique monétaire de l’économie américaine. (Crawford 2010 : 52)

L’or n’étant plus la référence, la production de monnaie repose dès lors sur le système de réserve fractionnaire. Cela signifie que les banques n’ont dorénavant plus besoin que d’une fraction des dépôts comme réserve et peuvent mettre le reste en circulation, par exemple à travers des prêts. Aujourd’hui, la grande majorité de la monnaie en circulation -environ 90% (1)- est dites «scripturale». La monnaie scripturale n’existe pas physiquement mais a été mise en circulation par simple inscription comptable. La fraction est déterminée par la banque centrale et doit en –en théorie– pouvoir couvrir les besoins en retraits. Cependant, une dette contractée auprès d’une banque constitue pour celle-ci une augmentation de sa réserve, lui permettant donc de créer plus de monnaie par plus de prêts. La majorité de la monnaie créée l’est donc lorsqu’un prêt est consenti. Pour qu’il y ait croissance économique, les banques ont donc intérêt à trouver des emprunteurs. En contrepartie, le remboursement d’une dette implique une diminution de la masse monétaire.

« Par un prêt, la masse monétaire se trouve accrue ; et par son remboursement, diminuée. »

Si la Banque du Canada désire accroître la quantité d’argent disponible, elle procédera donc à une baisse du taux directeur, ce qui a pour conséquence d’inciter les consommateurs à emprunter, les taux d’intérêts devenus plus avantageux. Au contraire, pour freiner l’endettement, et par conséquent l’inflation, elle augmentera le taux directeur.

C’est ainsi qu’un emprunteur ayant besoin de 1000$ à un taux par exemple de 10% par année devra rembourser 1100$. Le 100$ d’intérêts n’ayant pas été créé, d’autres emprunteurs seront nécessaires à la banque, celle-ci possédant désormais de 1100$ supplémentaire dans sa réserve depuis la promesse de remboursement du premier emprunteur. Contrairement à la croyance populaire, ce sont donc les banques privées qui produisent le plus de monnaie et non pas la Banque du Canada ou n’importe quelle autre banque centrale.

Pourquoi n’imprime-t-elle pas alors le 100$? La Banque du Canada n’imprime seulement que ce qui est nécessaire pour financer les banques. La Banque du Canada prête aux banques privées, et le gouvernement du Canada emprunte ensuite à ces banques à un taux d’intérêt supérieur(2). Par exemple, si le taux est de 1% comme c’est le cas présentement(3), et qu’une banque doive emprunter 1 000 000$ pour s’assurer d’une réserve suffisante, la Banque du Canada émettra 1 000 000$, ce qui permettra à la banque privée d’en prêter par exemple 5 000 000$. Sur ce 1 000 000$ la Banque du Canada engrangera 10 000$ d’intérêts tandis que la banque privée, à un taux d’environ 5% sur les 5 000 000$, retirera autour de 250 000$. La croissance économique est beaucoup plus importante, mais le contribuable devra assurer une dette beaucoup plus importante que si son gouvernement avait emprunté directement à la banque centrale à un taux de 1%. De plus, les intérêts payés profiteraient à l’ensemble des Canadiens puisque la Banque du Canada nous appartient collectivement! Le gouvernement paie donc des intérêts à des institutions privées après leur avoir prêté l’argent via sa banque centrale.

Dans Ownership Effects of Fractional Reserve Banking: an Islamic Perspective, Ahamed Kameel Mydin Meera et Moussa Larbani soutiennent que ce système n’est rien d’autre qu’un vol et font la démonstration qu’il est incompatible avec l’Islam -d’où la volonté des musulmans d’avoir leurs propres banques au Canada(4)- pour des questions morales puisqu’il viole le principe de propriété. Les auteurs donnent l’exemple d’un emprunteur qui contracte un prêt pour une terre, de l’immobilier ou de la machinerie. Une fois la somme nécessaire créée pour l’acquisition du bien, les actifs sont transférés à l’emprunteur qui, en cas de défaut de paiement deviendront la propriété de la banque. En injectant cette somme dans l’économie, la valeur du dollar diminue sous l’effet de l’inflation. L’inflation a pour conséquence de diminuer le pouvoir d’achat de tous, sauf que les banques, par décret, ont augmenté leur profit (par l’intérêt) et augmenté leur capacité à prêter. Et cela est d’autant plus profitable s’il y a défaut de paiement puisque la banque devient propriétaire des actifs acquis avec de l’argent qu’elle a elle-même crée! Larbani sur ce transfert: «It basically transfers ownership of assets from the economy as a whole to those who create fiat money». (Larbani 2009) Ceci explique pourquoi les auteurs comparent ce transfert à un cadeau, un héritage ou une taxe, mais sans qu’il n’y ait eu consentement, ni même connaissance des faits chez la majorité des gens. De plus, puisqu’il n’y a aucun risque à compenser, la création de monnaie à partir de rien est, toujours selon les auteurs, équivalent à prendre possession des actifs des gens sans compensation.

« L’inflation a pour conséquence de diminuer le pouvoir d’achat de tous, sauf que les banques, par décret, ont augmenté leur profit (par l’intérêt) et augmenté leur capacité à prêter »

Dans un système de réserve intégrale, bien que les liquidités, et donc la possibilité de retirer sont argent, sont assurées, les chances de faillites sont beaucoup moins grandes. De plus, seulement dans le système par réserve fractionnaire la faillite d’une banque a un effet d’entraînement sur les autres banques. (Hülsmann 1998)

Les raisons qui poussent Wallerstein à prétendre que le système est dans sa phase terminale prennent désormais tout leur sens. Les besoins des banques en liquidités pour couvrir leurs réserves, mène donc les gouvernements et les entreprises à rechercher un profit maximal pour soutenir la croissance infinie. Selon Statistique Canada(5) , en 1975, la dette du Québec s’élevait à 13 947 millions de dollars. Si nous avions emprunté à un taux de 1% directement à la Banque du Canada, la dette aurait été en 2011 de 20 356 millions. Mais si nous calculons au taux du marché (supposons 4.65% comme c’est actuellement le cas), nous arrivons à une dette, toujours en 2011, de 78 446 millions de dollars. En référant au document Données Historiques du ministère des Finances du Québec(6) et en additionnant tous les totaux, un constat s’impose : la dette du Québec est causée par la dette elle-même : par les intérêts que nous devons rembourser. Entre 1973 et 2011, ce qui signifie en 38 ans, le total des revenus a été de 1 486 milliards, le total des dépenses sans le service de la dette a été de 1 371 milliards et le total des dépenses avec le service de la dette a été de 1 560 milliards. Le gouvernement du Québec aurait donc un surplus de 115 milliards de dollars s’il ne payait pas sa dette et qu’en ayant déjà payé 188 milliards sur sa dette, il faut que le Québec rembourse encore 254 milliards.

Devant cette demande infinie de croissance et les possibilités de profits en baisse, deux mesures sont envisageables : 1) Refuser de payer la dette; 2) les mesures d’austérité. De toute évidence, les gouvernements semblent avoir fait leur choix! Est-il alors possible d’envisager les luttes sociales sous un autre angle que celui de l’économie? Si un gouvernement accepte de fonctionner dans ce système, il apparaît inévitable qu’il devra tôt ou tard aller trouver toutes les sources de croissance économique possibles. Dans cette perspective, il est tout à fait cohérent de voir le nouveau gouvernement libéral du Québec parler de mesures d’austérité. Les compressions dans les services sociaux, qui , une fois sous-financés trouveront la rédemption dans la privatisation, devient alors la solution pour maintenir une croissance pouvant soutenir ce système boulimique.

« Les crypto-monnaies deviennent une solution révolutionnaire »

C’est ici que les crypto-monnaies deviennent une solution révolutionnaire. Nous verrons dans le prochain article que ces monnaies électroniques ont un principe d’émission décentralisé. Cela signifie que sa mise en circulation ne dépend pas d’une banque centrale, mais que tous les gens intéressés peuvent y participer par le principe du « minage ». Ce qui a pour conséquence que sa valeur est dictée par l’offre et la demande sans qu’une spirale d’endettement devienne le moteur de tous le système.

De plus, comme la plupart des monnaies virtuelles, le Quebecoin a une masse monétaire maximale prédéterminée (42 millions de QBC), on parle alors de monnaies déflationnistes puisque l’augmentation de sa rareté devrait avoir pour conséquence à long terme d’en augmenter la valeur. Le fonctionnement dans le détail fera l’objet du prochain billet, mais d’ici là, rappelons-nous simplement que le système actuel, comme nous l’avons vu, a pour conséquence de centraliser au sommet, chez les banques privées, la richesse produite. Ce cartel, cette ploutocratie, doit faire l’objet d’une remise en question si nous sommes sérieux dans notre désir de préserver la démocratie, ou ce qui en reste. Le Québécoin, et les crypto-monnaies en général, sont des solutions qui n’ont connu aucun équivalent en ce sens dans l’histoire. Je terminerais en citant Stephen Zarlenga, qui écrivait dans The Lost science of Money : « monetary control was generally either in government or religious hands and was inseparable from ultimate sovereignty ».

Yannick Racine byline

Pour apprécier cette contribution, envoyez des QBC à Yannick QUkcTX3LLcnarZFmjt5yqvxy75czmadb52

Références

(1) http://www.politicoglobe.com/2012/07/monnaie-souverainete-et-economie/

(2) Le membre du congrès Wright Patman s’est d’ailleurs exprimé à propos de son incompréhension à ce propos en contexte américain: «I have never yet had anyone who could, through the use of logic and reason, justify the Federal Government borrowing the use of its own money». (Murphey 2011)

(3) http://www.banqueducanada.ca/politique-monetaire-introduction/taux-directeur/

(4) http://www.vigile.net/L-arrivee-de-banques-musulmanes

(5) http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/statistiques/2536.html

(6) http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2012-2013/fr/documents/donneeshist.pdf

Bibliographie

Hülsmann, J., 1998, «Free Banking and Fractional Reserves:Reply to Pascal Salin», The Quarterly Journal of Austrian Economics, volume 1, numéro 3: 67-71

Murphey, D. d., 2011, «Capitalism’s Deepening Crisis: The Imperative of Monetary Reconstruction»,
The Journal of Social, Political and Economic Studies, volume 36, numéro 3: 277-300.

Rothbard, M. N., 1999, «The Origins of the Federal Reserve», Quarterly Journal of Austrian Economics,
Vol. 2, No. 3 (Fall 1999), pp. 3–51.

Rozeff, M. S., 2010, «Rothbard on Fractional Reserve Banking: A Critique», Independent Review,
vol.14, no 4: 497-512.

Wallerstein, I. M.et P. Hutchinson, 1999, «L’après-libéralisme : essai sur un système-monde à
réinventer», La Tour d’Aigues (Vaucluse), Éditions de l’Aube.

Cloutier, Pierre, 2012, Monnaie, souveraineté et économie, consulté sur Internet
http://www.politicoglobe.com/2012/07/monnaie-souverainete-et-economie/, le 5 novembre 2013

Guay, J.-H., 2013, Évolution de la dette publique à long terme du Québec, consulté sur Internet http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/statistiques/2536.html, le 04 novembre 2013

Gouvernement du Québec, 2012, Budget 2012-2013, Données Historiques, consulté sur Internet
http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2012-2013/fr/documents/donneeshist.pdf, le 04 novembre 2013

Potcoin, la monnaie de l’industrie émergente du cannabis

potL’opération Choke Point du Département de la Justice (DOJ) américain est un programme qui commence à faire couler de l’encre. Il s’agit d’un programme d’intimidation illégal qui menace les banques de réprésailles si elles ne s’installe pas comme la police morale du département de la justice. Le programme affecte une vingtaine de types d’entreprises légales comme les fournisseurs de prêts du coin, les vendeurs de cannabis médical ainsi que le produit d’exportation signature des États-Unis, la pornographie. Avant que vous disiez, ‘Mais moi je m’en fout des ces secteurs d’activité‘, considérez que si une telle loi était appliquée à Montréal, tous les bars de danseuses fermeraient et même les conjoints (ou famille) domiciliant avec les personnes affectées verraient leur compte en banque fermé.

De plus en plus d’états américains légalisent le cannabis pour usage médical. Depuis la légalisation du cannabis au Colorado au début de l’année, le taux de crime a diminué de 50%! Il en reste que les personnes opérant des entreprises reliées au cannabis doivent se passer de services que les autres entrepreneurs prennent pour acquis. Pas de compte en banque, pas de processeur de paiement… L’industrie du cannabis brasse 2.5 milliards de dollars en argent comptant, une situation qui inquiète les entrepreneurs et leurs employés. De plus de département de la justice intimident les compagnies de transport sécuritaire pour qu’ils refusent de protéger l’industrie.

La monnaie numérique comme bitcoin offre une opportunité de transiger sans mettre en danger les entrepreneurs, leur clients et employés. Cependant, une monnaie a été lancée il y a quelques mois spécifiquement pour l’industrie du cannabis médical aux États-Unis, légal dans 21 états, le Potcoin. Sous le slogan, il est 4:20 quelque part, Potcoin grandit! La devise s’adresse a un marché potentiel immense qui inclut aussi les produits dérivés du cannabis et du chanvre, une culture des plus écologique à usages multiples. Potcoin est la première monnaie a instaurer un numéro de téléphone de support. Contactez Nick au 1-844-POTCOIN! On compte déjà un fabricant de guichet automatique et quelques entreprise qui accepte le Potcoin. Potcoin est co-développé par Nick Iversen, de Montréal qui a participé au CryptoCurrency Convention à New York en avril.

Il me fait plasir de vous offrir 10 POT. Téléchargez votre porte monnaie sur le site officiel.



Myriadcoin, la monnaie numérique repensée

Logo_Light_500px_Square-300x300Myriadcoin (MYR) est la première monnaie numérique à être accessible à tous et de plusieurs façons. Premièrement on peut la gérer (miner) avec cinq (5) algorithmes d’encryption soit Scrypt, SHA256D, Qubit, Skein et Myriad-Groestl. Ceci veut dire que n’importe quelle personne peut en produire avec un ordinateur bien ordinaire en utilisant son CPU (interne) ou son GPU (carte graphique) ou même avec un téléphone intelligent.

Récemment, Myriadcoin a été reciblé vers un nouveau marché d’utilisateurs, les brésiliens. Bryce Weiner, le directeur et ingénieur en monnaie numérique pour Blocktech a travaillé avec l’équipe originale de la devise qui sera maintenant connue sous le nom de Myriad Liberdade (liberté en portugais). L’effort consiste aussi en la création d’une équipe d’éducation de 100 personnes qui aideront les adopteurs initiaux sur place à intégrer des systèmes de paiements électroniques et a construire des systèmes de minage (et gestion) du grand livre de transactions (blockchain). Ces avancements récents pour une monnaie bien développée et populaire en font un sujet potentiel pour mon premier rapport sur les 25 monnaies numériques du futur.

Pourquoi encourager la monnaie destinée aux autres? Parce que les autres sont moins bien servis par les systèmes bancaires (en fait ils font partie des 6 milliards de personnes n’ayant pas de compte bancaire) et ils sont également victimes de tarification usuraire des services de transfert électroniques. Ils ont aussi plus souvent des cellulaires et des téléphones intelligent plutôt que des ordinateurs personnels. La monnaie numérique et sa plateforme de paiement adresse donc plusieurs problèmes et y sera adoptée plus rapidement par la population (qui est plus jeune qu’agée) que dans les pays déjà servi par un système monétaire plus stable.

Pourquoi pas Bitcoin? Bitcoin est une monnaie ayant une valeur grandissante est un réseau embryonnaire. Bitcoin est la première devise internationale mais sa popularité la rendra rapidement difficile ou onéreuse à utiliser pour des petites transactions quotidiennes. Les devises alternatives servent à créer un pont vers Bitcoin car elles sont toutes indexées contre le bitcoin. Bitcoin est un peu le dollar américain de la monnaie cryptographique. Aussi, il est déjà compliqué de transiger en millièmes de BTC (des mBTC ou millibits) car le commun des mortels ne peut se souvenir la valeur exacte 0.000345 BTC sans utiliser un calculateur. Les erreurs sont plus facile à commettre en fraction qu’en chiffres entiers. Les monnaie ayant une valeur minimes contre le Bitcoin sont beaucoup plus faciles à compter visuellement. Par exemple si on commence avec MYR 10,000, et on sait que ceci vaut CAD $20.00, il est plus facile de calculer le prix de notre café en MYR (MYR 2500) qu’en BTC (BTC 0.00432). Aussi, leur temps de validation de transaction est minime comparé à Bitcoin. Ainsi une transaction en Myriad prendra 6-12 fois moins de temps qu’une transaction Bitcoin.

https://twitter.com/BryceWeiner/status/470666699096612864

J’ai demandé à Bryce, qui aide plusieurs peuples soumis à des politiques monétaires hyper-inflationnistes pour implanter des monnaies numérique de type ‘country coins’, quelques conseils à propos de Québecoin (QBC), notre future devise ‘nationale’. Selon lui, l’importance est d’enseigner aux gens à miner la devise en premier lieu et ensuite convaincre des marchants de l’accepter. Je ferai donc un suivi là dessus bientôt car j’ai recensé auprès de mes amis mineurs des statistiques intéressantes sur le minage de Québecoin!

Je désire vous donner aujourd’hui 25 MYR.

Au bureau? Pas le temps de télécharger un autre porte monnaie? Je vous donne un truc super RAPIDE pour obtenir vos Myriadcoins. Créez un porte monnaie papier, imprimez-le 2 fois et envoyez moi l’adresse PUBLIQUE et je vous y mettrez les sous. Vous pourrez vois le contenu de votre porte-monnaie dans le grand livre en tout temps. Ensuite, placez les imprimés à deux endroits sécures séparés.

Et voila! Il reste 15 cadeaux de Myriadcoin :)



Blackcoin, la monnaie numérique intégrée

Blackcoins-64x64Blackcoin (BC) est une monnaie numérique de type proof-of-stake (PoS) (preuve de part du gâteau) qui offre à ses utilisateurs 1% d’intérêt par année. Blackcoin n’est vraiment différente des autres monnaies sauf que son équipe de développement et marketing est très active côté promotion. Ce printemps des milliers de jolies cartes à puces seront distribuées à New York à des gens qui ne sont pas nécessairement aguérris en monnaie numérique. Il s’agit de cartes ayant un connecteur USB qui pivote pour gérer votre portefeuille Blackcoin sur votre ordinateur. La stratégie de promouvoir Blackcoin aux non-geeks est bonne et Blackcoin vise une clientèle à la mode aimant les marques de luxe. Aussi la carte Blackcoin (disponible au coût de $25) sera utilisable chez tous les marchands acceptant CoinKite (un système de paiement pour Bitcoin). Blackcoin est la première monnaie alternative offrant ce type d’outil qui sera aussi adopté par LibertyCoin (XLB), une devise lancée il y a quelques semaines.

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J’ai choisi de donner des Blackcoin cette semaine car tous mes contacts en sont fous! Il est fort probable que Blackcoin se retrouve dans les 25 monnaies numériques d’avenir! Je vous offre 5 Blackcoins (BC), une valeur de près de CAD 0.50. Assurez-vous que le porte-monnaie est à jours avant de soumettre votre adresse de paiement.

Il ne reste plus de cadeaux de Blackcoin (BC)